La certification PECB Certified Lead Disaster Recovery Manager atteste la capacité à concevoir, piloter, tester et améliorer des services de reprise après sinistre utilisables en situation réelle. Elle couvre la gouvernance, l’activation et la mesure de performance de la reprise, au delà d’un plan documenté.
La certification PECB Certified Lead Disaster Recovery Manager confirme qu’un professionnel sait mettre en place et diriger des services de reprise après sinistre capables de fonctionner lors d’un incident, avec des responsabilités claires, des objectifs mesurables et des tests probants. Elle valide la maîtrise du cycle complet de la reprise, depuis l’analyse des exigences jusqu’au pilotage de l’amélioration continue.
Cette certification est particulièrement pertinente dans le contexte 2024 2025, où les exigences d’audit et de gouvernance de la résilience numérique se sont durcies. Les directions et les fonctions risque demandent des preuves de capacité de reprise, pas uniquement des documents. L’externalisation, le cloud hybride et les dépendances fournisseurs rendent les hypothèses de reprise plus fragiles et plus difficiles à défendre.
Sur le fond, la certification traite la reprise comme une discipline de gestion de services, reliée à la continuité d’activité et à la sécurité de l’information. Elle aborde la définition et l’interprétation des objectifs de reprise, notamment RTO et RPO, le choix de dispositifs de reprise, l’évaluation de services externalisés, la mise en place de procédures d’activation et l’usage d’indicateurs pour suivre l’efficacité. L’examen évalue aussi la capacité à orienter, diriger et surveiller les activités liées aux principes de reprise, ce qui correspond aux responsabilités attendues d’un lead.
En entreprise, ce savoir se traduit par des décisions opérationnelles défendables. Le professionnel structure la gouvernance, prépare des tests qui révèlent les faiblesses avant l’incident, mesure les écarts entre objectifs et réalité, puis pilote les actions correctives. Il sait aussi expliquer l’état de préparation à la direction avec des éléments factuels.
Pour aller plus loin, il est utile de relier cette certification à des pratiques de BCM, de gestion des incidents et de gestion des fournisseurs, car ce sont souvent ces interfaces qui font échouer la reprise.
Dans notre expérience, le piège le plus fréquent est de confondre test et démonstration. Un test utile cherche à exposer les points faibles, pas à produire un rapport rassurant. Nous recommandons de définir à l’avance ce qui constitue un échec acceptable et de construire des scénarios qui stressent les dépendances clés, comme l’identité, les sauvegardes, les accès fournisseurs et les chaînes d’approbation.
Autre problème courant, les RTO et RPO sont décidés sans inventaire de dépendances ni validation contractuelle. Vous gagnez du temps si vous challengez tôt la faisabilité, y compris sur les aspects humains. Qui décide d’activer la reprise, qui communique, qui exécute, qui valide. Les organisations les plus solides traitent la reprise comme un service critique avec un propriétaire, des indicateurs et un rythme d’amélioration, pas comme un classeur
Il n’y a pas de prérequis formels imposés, mais une expérience en exploitation IT, continuité d’activité, sécurité de l’information ou gestion des risques est fortement attendue pour réussir la formation et l’examen.
Lead Disaster Recovery Manager se concentre sur l’exécution de la reprise des services IT après incident, tandis que les certifications de continuité d’activité se concentrent sur le maintien des activités métiers et l’organisation de la réponse globale.
Les cookies nécessaires sont toujours actifs. Vous pouvez accepter, refuser les cookies non essentiels, ou personnaliser vos préférences.